Alexie en route...

12 mars 2016

Retour à Cochabamba - Truffi et Cancha, par Gaétan

Première inscription au blogue par Gaétan Joyal, mon complice de vie et compagnon de voyage. 

Cochabamba est une très grande ville de 2 millions d'habitants. Elle se parcourt en truffis, sorte de taxis collectifs, des minibus, en fait! Ils suivent un trajet déterrminé et passent à tous les 5 ou 10 minutes environ. On les hâle du trottoir et quand on veut descendre, on crie :  A la esquina, por favor! Il s'arrête alors au prochain coin de rues et on donne 2 bolivianos au chauffeur (0,40 $CA).

Le lieu qui m'a semblé le plus intéressant dans cette ville est la cancha, immense marché public d'environ 1 km carré. 

Aux abords du marché, plein de femmes, la plupart assises par terre avec leurs fruits et légumes entassés sur des nattes ou dans des paniers. Également, des étals de toutes sortes de produits, entre autres des beignets, des fritures, des montres, des  bijoux, des vêtements... certains faits par des artisans locaux, d'autres made in China.

Ensuite, on quitte la rue pour pénétrer au cœur de la cancha. On entre alors dans un vrai labyrinthe. On y trouve de tout aux meilleurs prix en ville. On s'y enfonce et on s'y perd. On passe du secteur des textiles à çelui des appareils photo et des cellulaires. Viennent ensuite les viandes suspendues au plafond, les vendeuses de céréales exposées en vrac dans des poches de jute, les épices, les fœtus de lama que les Boliviens enterrent sous leurs maisons pour protéger leurs familles.

La liste des produits est sans fin.

Une heure ou deux plus tard, le corps et l'esprit remplis de tous ces visages et de toutes ces odeurs, il ne reste plus qu'à sortir du labyrinthe. Et la seule façon de le faire pour un extranjero est de marcher tout droit sous les échoppes dans ces étroits couloirs bondés de gens. Des centaines de mètres plus loin, on débouche, à coup sûr, sur une rue. 

Un coup d'œil sur la carte de la ville suffit alors à nous sortir du chaos. Il ne reste qu'à signaler un truffi qui nous ramènera à la casa, là où toutes les images et impressions laissées en nous décanteront dans le calme.

L'expérience de la cancha est fantastique! Surtout pour quelqu'un qui, comme moi, prend un malin plaisir à se perdre pour mieux se retrouver. 

 

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Parc de Torotoro - Anniversaire mémorable

sabado 5 mars.

Aujourd'hui, c'est ma fête! Le Canyon avec sa grandeur et son défi ont été mon gâteau et mes chandelles. Je suis heureuse d'être ici, dans ce village pittoresque et authentique de Bolivie. 

Pour célébrer, Gaétan et moi avons partagé un souper au Café del Pueblo, petit et sympathique, tenu par une jeune femme qui cuisine au wok. C'est le plus joli restaurant du village. 

Une marche dans les  rues calmes pour profiter du soir et, encore une fois, un repos bien mérité à l'hôtel Wilma. Les étoiles veillent sur nous... et mon étoile personnelle brille au fond de mon cœur! J'ai 64 ans, chiffre 10 de la renaissance. Mes cheveux blancs se approchent de l'enfance. 

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Parc de Torotoro - Excursion au Canyon

Samedi 5 mars.  Déjeuner au mercado du village de Torotoro :  café latté et sandwich jambon, œuf, fromage... Nous voilà regaillardis et fin prêts pour notre première excursion. On opte pour la visite du canyon! On forme un groupe avec un jeune couple bolivien afin de partager les frais d'excursion... et on part à pieds avec Victor, notre guide.

 On traverse la charmante Plaza du village sous le regard immuable d'un  Dinosaure géant veillant en poste surélevé au centre du parc, entouré d'œufs de sauriens en pleine éclosion, tandis qu'un ....  Vole parmi le feuillage et que d'autre témoins de l'ère préhistorique gardent la pause à même les dossiers de bancs disposés sur la Plaza.  À Torotoro, on est au pays de la mémoire. Les Andes y gardent traces de l'évolution dans leur chair rocailleuse.

On parcourt quelques rues constituées de petites roches accolées les unes aux autres, bordées de maisons aux murs fabriqués de briques de terre locale séchée mêlée à un peu de gravier et de paille émiettée.  C'est bien adapté au pays!

 En route, j'apprends que Victor est né à Torotoro, qu'il a suivi une formation collégiale de trois ans en tourisme à Cochabamba et qu'il est revenu vivre et travailler à Torotoro par amour de l'endroit, de la nature et surtout, de l'air pur. Il habite avec certains membres de sa famille dans une maison coloniale construite en 1952 (tiens donc!  l'année de ma naissance!) .

 Je marche comme une girouette sur le sentier de terre. Regarde devant, à gauche, à droite, marche à reculons pour  regarder derrière...  Je me laisse avaler par la vallée, le village qui s'éloigne et les majestueuses montagnes. Comment expliquer  les arcs de cercles concentriques qui font onduler une des chaînes... Victor parle de mouvement des plaques tectoniques... Ces mêmes mouvements qui ont déplacé à la verticale les empreintes de géants dinosaures herbivores et de plus petits carnivores. 

Durant près de cinq heures, notre groupe marche dans le paysage, passe le seuil de ...., , se retrouve sur l'esplanade qui permet d'observer d'en haut le canyon, poursuit son chemin jusqu'au mille marches de pierres que l'on descend prudemment (merci à Jacques de la Escuela C. Vega qui m'a prêté son bâton de marche!), pour finalement atteindre la rivière qui coule au fond du canyon. Gaétan et moi nous déchaussons pour nous rafraîchir les pieds dans l'eau vive et allons ensuite sous allonger sur des rochers à l'ombre pour refaire nos forces pendant que nos compagnons d'excursion jouent les gazelles sur les roches dispersées dans le courant clair et se rendent aux cascades un peu plus loin. 

Allongée sur le dos, je contemple le mouvement des nuages et le vol plané de trois condors. 

Au retour de Victor et des jeunes Boliviens, nous entreprenons la remontée. Souffle court et cœurs battants, nous faisons de fréquentes et brèves escales, adossés à la paroi de pierres. Doutant de jamais parvenir à atteindre le sommet de l'escalier, je me répète comme un leitmitiv : je suis une petite chèvre de montagne, tout va bien! Ça m'aide. Je mets enfin le pied sur le terrain plat, marche silencieusement jusqu'au mini restaurant à proximité. Repos bien mérité. Certains mangent, Gaétan et moi buvons. Visite aux banios (toilettes)... Nous reprenons notre marche régulière et agréable sur le tracé en boucle qui nous ramènera au village. Je m'énergise à la beauté du paysage. 

De retour à la plaza, on se fait l'accolade et se sépare. J'oublie d'indiquer mon adresse de courriel à Victor afin qu'il m'envoie quelques photos intéressantes qu'il a prises de nous. Tant pis!  D'ailleurs, pour l'instant, j'ai encore de la difficulté à partager des photos sur le blog. Au pays de la patience et de la persévérance, je prends patience. Ça viendra!

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11 mars 2016

Parc de Torotoro - 1000 mètres plus haut que Cochabamba

Le vendredi 4 mars, fin des cours à l'école Carmen Vegas.

Retour à la maison de Miguel et Francesca, dîner,  fin des préparatifs du sac à dos qu'on apporte avec nous et hop! taxi-truffi jusqu'à l'avenida Republica pour y prendre le minibus pour le Parc de Torotoro. 

L'autobus ne part pas avant d'être plein de passagers. Il y en a un qui part à notre arrivée... On prendra donc le suivant!

Sur place à 15 h, notre départ aura finalement lieu à 18 h. On achète nos billets de passage sur présentation de passeports. On patiente sous le ciel changeant, observe les gens et la vie autour de nous :  vendeuses itinerantes de fruits et légumes installées sur le trottoir, mécanicien réparant ou changeant l'essieu avant d'une auto stationnée à même la rue, petit garçon jouant avec un bouchon de bière ou une petite branche et riant aux éclats quand sa mère le chatouille, etc.

Vers 17:30, un taxi dépose une femme avec son bébé au sein. La femme sort, le chauffeur ouvre le coffre et les portes arrières de véhicule, en retire plrin de marchandises; la femme salue les marchandes itinerantes, remet son bébé à l'une d'entre elles, retourne chercher sa marchandise pour la déposer à proximité du bureau.

La femme force tant et si bien pour déplacer son premier sac que Gaétan et moi offrons de l'aider.  C'est tellement lourd que nous nous mettons à trois pour apporter ses trois grosses poches... de patates ainsi qu'une lourde chaudière de viande. Ça se fait dans le rire et la sueur. La femme nous remercie à plusieurs reprises, les vendeuses nous sourient, les autres passagers en attente nous regardent sans broncher.  Soudain, une autre femme, âgée, arrive avec trois grosses poches plus légères... remplies de feuilles de coca. 

Ici, en Bolivie, je suis souvent impressionnée de voir les charges que transportent les femmes indigènes... sur la rue, au marché, dans les transports en commun... Sombrero sur la tête pour se protéger du soleil et, souvent, enfant sur le dos logé dans de grands tissus de couleur noués  sur le devant du corps.

17h45. L'inscription de passagers est complète. Le chauffeur, homme corpulent, arrive, échange et rit avec certains passagers et la femme responsable de la billetterie. Il range les bagages et d'autres marchandises à l'arrière du véhicule, et le voilà qui grimpe, agile, sur le toit, enjambe le support à bagages et, aidé des passagers, y dispose serré, avec précision et dextérité, caisses, poches de patates, sacs de tous genres, boîtes de carton... Ça n'en finit plus!  Bâche de plastique bleue pour tout recouvrir et courroies de caoutchouc pour tout retenir... Ça y est, tout est en place! Le chauffeur redescend, le visage rouge et en sueur.  

Les passagers montent dans le minibus... On nous réserve à Gaétan et moi, la banquette derrière le chauffeur qui offre un peu plus d'espace pour les jambes. Privilège pour touristes ou privilège pour premiers passagers inscrits? Qu'importe, on apprécie!

On finit par partir, chargés à bloc. 

Quatre heures et demie et 135 kilomètres plus tard, on arrive à Torotoro un peu courbaturés, mais gavés de beaux paysages et de confiance en notre conducteur, un pro du  volant sur les routes de roches et de terre parfois étroites de cette région montagneuse. 

22h30, un seul hôtel ouvert dans le petit village silencieux de Torotoro (8000 habitants) : le Wilma. 

On loue une chambre avec lit double et salle de bain/douche à proximité (16 $CA/nuit). L'endroit est propre, minimaliste, avec fenêtre à volets ouvrant sur la cour intérieure. Après une bonne douche chaude, on dort comme des anges jusqu'au matin.

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27 février 2016

Les chiens et les trottoirs (début et suite)

Cochabamba, c'est une sorte de merveille rustique callée au creux et à flancs de montagnes. Casas petites et grandes, chics ou maganés, sobres ou un poco  sophistiquées, en voie d'être construites ou de s'écrouler... à toits d'ardoise ou de tuiles rouges sangre de toro.  Des murailles entourent la plupart des maisons, délimitent les terrains. (À suivre)

Suite

Beaucoup de choses me fascinent à Cochabamba!  Il y a ces fameux chiens présents partout de races et de tailles diverses. Le jour, on ne les entend pas; ils se promènent ici et là sans faire de bruit ni déranger personnes, souvent en quête de quelques miettes de nourriture; ils dorment ici et là, sans souci... sur les trottoirs, dans la rue, devant les portes des murailles protectrices, sur le seuil des tiendas (dépanneurs, boutiques). Si les chiens faisaient partie des statistiques, ils feraient grimper la population de Cochabamba de 2 millions à... Je-ne-sais-combien... mais elle grimperait!

Tiens? La clarté!

Le jour se lève. 6:10 jeudi matin 3 mars... avant-dernier jour de cours d'espagnol à la Escuela Carmen Vega. Apprentissage de base de la langue pour Gaétan et moi... Enseignement individualisé ou de groupe, méthode efficace, rotation des professeurs pour bénéficier des différentes personnalités et se faire l'oreille à  voix également différentes...

Théorie et conversation... L'accent est mis sur la communication! D'abord inscrit pour une semaine de cours, on a prolongé d'une semaine notre formation. C'est peu! Quatre semaines eut été mieux... quatre heures de classe par jour + les devoirs + la commucication exclusivement  en espagnol dans la famille qui nous héberge... Ça porte fruits!  

Du reste, à chacun son effort de guerre pour tonifier ses connaissances... Accord des verbes réguliers et irréguliers, prépositions et conjonctions appropriées, vocabulaire, accents bien placés, interrogations, négations, futur proche... Quand je m'enfarge, le langage corporel prend le relais. Et si le message ne passe pas, eh bien! voilà une bonne occasion de détachement. Je respire par le nez et laisse aller... Pour mon bien-être, je peux toujours compter sur ma phrase principale : donde son los banos por favor? (Désolée, pas de clavier espanol) Je l'ai apprise vite, celle-là!

Chaque jour de cours, on rit beaucoup! Nos conversations et exercices écrits sont souvent source de dérives brèves et comiques. C'est bon pour le système immunitaire! D'ailleurs, ma tourista semble bien terminée...

"Nuestros profesores" : Carmen et Jacques (les fondateurs de l'école), Noémie  (qui a vécu un certain temps au Canada), Dany (qui a vécu au Québec, y a plein d'amis, adore le cinéma québécois à en reproduire des extraits à merveille et ferait un excellent interprète) et Melissa (avec qui nous étudierons pour la première fois demain) sont TOUS Boliviens à l,exception de Jaques qui est franco-bolivien.

c'est une école formidable et à prix forts raisonnables ( avec ou sans pension) que nous recommandons sans hésiter:

www.escuelacarmenvega.com 

hop! Je mettrai les photos plus tard... Francesca nous appelle pour le "desayuno". Tout juste le temps de déjeuner, se préparer et partir pour l'école à quelques rues d'ici. À 8 h, on commence.

grosse jounée en perspective : école, banco, dîner, taxi-truffi pour le muséum, cancha (le mercato) au retour, souper, lavage... et préparation de notre sac à dos : demain, après notre dernier cours, Gaétan et moi, on part en taxi truffi pour le parc Torotoro pour la fin de semaine.

Hasta luego!

..........

mots clés pour la suite : trottoirs lisses ou désagrégés, monte descend, débordant de diversité et de créativité... État d'alerte et de santé... les yeux sollicités graffitis aussi abondants que les fruits dans les arbres, 

la escuela de Carmen et Jacques... du rêve à la réalité... Rire à en presque pleurer, les anticorps de l'apprentissage, tissage de la pratique qui se fout de la résistance... Diversité et ressemblance des personnalités... 

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26 février 2016

Cochabamba au fil des jours

Je ne sais plus bien quel jour nous sommes. Ah si! c'est vrai! Le Salon du livre de l'Outaouais commençait aujourd'hui. Facebook me l'a rappelé. C'est donc le 25 de febrero et le ciel gris de Cochabamba traîne des pieds pour s'extraire de la saison des pluies. 

Gaétan et moi sommes installés en pension depuis samedi dernier à la casa de Miguel y Francisca. C'est l'immersion totale dans l'espagnol chantant du Sud... même les chiens jappent en espagnol!  D'ailleurs, certaines nuits, on dirait que tous les chiens errants de la ciudad se donnent rendez-vous dans la quartier pour nous offrir un concert digne de La VOIX. Il ne manque que le jury pour sélectionner les meilleurs de ce concours sans fin.

Ce même samedi dernier, alors qu'on résidait encore à l'hôtel, on est sortis tôt le matin pour marcher dans la ville tranquille. On a erré au gré des rues, à gauche, à droite pendant que, peu à peu, les marchandes itinérantes s'installaient pour vendre jus frais, breuvages mystères, fruits divers, empenadas et bijoux. 

À la plaza centrale entourée de bâtiments coloniaux - que se llama Plaza 14 de Septiembre - on s'est assis sur un banc pour se reposer. Avec étonnement, on a observé des groupes d'élèves en costumes traverser la plaza... Ils avaient donc de l'école  le samedi? Les pigeons s'en moquaient bien qui voletaient ici et là en quête de quelques miettes à se mettre dans le bec.

Inspirés par eux, on s'est vite retrouvés en mode radar-restaurante. Ah-Ha! Là, au coin du quadrilatère, un Café de Paris nous flash dans l'œil. Sans hésitation, nous y entrons. Et voilà que le passé se conjugue au présent pour me permettre de savourer à nouveau l'omelette à la verdura et le café con léché qu'on a commandés dans ce bistro meublé à l'ancienne avec au mur une affiche du tour de France.

Café de Paris, Impossible d'y échapper : le temps s'emmêlé et m'emmêle! me tricote et me détricote. 

Je revis et écris un peu du Samedi dernier... bondis par-dessus la semaine de marches, de cours, de repas et de rencontres, la tête un peu effilochée, la tourista pourchassée à coups d'imodium et de sachets d'hydratation, la concentration dans les talons, le désir d´apprendre scotchté aux pancartes, publicités, graffitis, bulletins de nouvelles à la télé... les temps de verbe mal accordés...  et je suis Jeudi de la noche.

Dans ma tête et sur ma langue, je pense et m'enfarge en français-inglès-y-espagnol. Je rêve en noir et blanc et en couleurs... de toilettes cassées, de fleurs et de neige... pensées disloquées, parole en panne... je me laisse pétrir l´identité et la patience un peu contre mon gré... j´aimerais  parler l´espagnol avant de l´apprendre. Vive les voyages qui forment la jeunesse!

"Cochabamba, jardin de la Bolivie grâce à son climat agréable à l'année, presque méditerranéen, est le plus grand centre commerçant du pays." Gaétan vient de me lire ce passage dans Le Routard. À moins que ce ne soit dans The Lonely Planet.

Sur ce, buenas noches! Encore une fois, la nuit l'emporte...

 

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21 février 2016

J'apprivoise la Bolivie!

Mercredi 17 février 22 h

Lima, jeux de lumières vus des airs. Attente agréable et patiente dans la salle des passagers en classe affaires. Buffet à volonté, wi-fi et premier postage sur le blog.. (Merci, Carolle)

À nouveau en ligne pour le dernier embarquement quand soudain : « Lise? »
Hein? Je me retourne... Holà! C’est Anne G. une jeune femme qui a déjà suivi de mes ateliers dans la Maison Fairview à Gatineau.. Elle travaille à La Paz! Une telle rencontre familière en un lieu aussi improbable... C’est la fiesta! On placotte, raconte brièvement;; elle me laisse ses coordonnées et hop! Tout le monde dans l’avion, chacun son siège et dernier passage de nuit entre lumières et noirceur.

Jeudi, 18 février, 1 :30, à l’heure locale comme nous l’apprendrons plus tard à nos dépens.

Descente lente, oreilles douloureuses, on atteint notre dernière destination de vol : La Paz. 4000mètres d’altitude et minuit 30 à ma montre... Que faire? Non, pas d’hotel pour nous au centre-ville; on préfère attendre le lever du jour à l’aéroport et prendre le premier autobus à destination de Cochabamba.

À l’image d’autres passagers, on se repose tant bien que mal sur des banquettes de métal et au soleil levant, on s’achète des matés de coca - tisane - pour aider à s’adapter à l’altitude. L’aéroport s’anime peu à peu, des gens font la file aux guichets, des femmes quechua aux costumes typiques échangent en toute complicité, des jeunes rechargent leurs cellulaires à une tourelle.

Un brin d’étirements aident nos corps à secouer leur léthargie de deux nuits sans sommeil et, sac au dos, on sort dans la rue. Marche lente et souffle court, chaque pas, chaque chant d’oiseau, chaque regard posé autour de nous nous connectent à la Bolivie.

Un taxi hélé par Gaétan nous conduit à petit prix au terminus central d’autobus. Traffic, montagnes tapissées serré de maisons de terre rouge, surpopulation des quartiers pauvres, commerces, murales et graffitis, panneaux Coca-Cola... On descend, remonte, redescend... On slalome dans le flux tassé et continu des camions, autos, autobus et piétons.

Terminus central d’autobus.
On achète nos billets pour Cochabamba (30 bolivianos – 6$CA). On explore et trouve les toilettes publiques, découvrant respectivement monsieur et madame Pipi qui nous remettent quelques carrés de papier de toilette en échange de 50 centavos (0,10$CA) nous permettant ainsi l’accès auxdites toilettes. Maniaques d’hygiène et de propreté, s’abstenir! Tout étant relatif, ouverture de cœur et d’esprit sont ici de mise!

Souffle court, léger mal de tête, estomac brouillé par l’altitude, je commande un café noir et un second mate de coca dans un micro-resto populaire et Gaétan, un café, un mate et un sandwich.

Vite, on se rend au quai d’embarquement. Trop tard! L’autobus est parti il y a une heure! Nnnnnon! Pas vrai! On découvre ainsi le décalage horaire entre Lima et La Paz. Retour au comptoir de vente où nous devons acheter de nouveaux billets... À nous de surveiller les horloges que l’on ait ou non les yeux dans les trous!

Patience. Mon estomac gris s’agite. Autobus à deux étages; on occupe le premier siège à l’avant du 2e. Vue imprenable sur le paysage. Je jeûne et somnole pour endormir mon estomac troublé... Arrivée à l’heure de pointe àCochabamba, soleil, brouhaha, taxi, hôtel familial, douche et repos.

Deux jours nous permettront de retrouver la forme. Immersion totale et intégrale dans la langue espagnole. Que n’ai-je encore les neurones de mes 15 ans!

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18 février 2016

Du Quėbec à la Paz, un seul ciel nous unit!

Voyage en Bolivie et au Pérou
Du 17 février au 22 avril 2016

PRÉPARATIFS

27 décembre : achat du IPad 2 mini au Wallmart (298 + taxes)
Achat des sacs de bandoulière pour Gaëtan et moi.
Télécharger TripAdvisor.

Première vraie tempête de neige sur Gatineau : le 29 décembre 2015

Il neige. Les ailes d’avion ne se déploient que dans le salon! On part en voyage entre deux coups de pelle... Gaëtan fouille dans The Lonely Planet et me lit des extraits : Isla del Sol sur le lac Titicaca pour y dormir une nuit; prévoir un bref séjour au village de Coroico; président Evo Moralès et la feuille de coca comme bien patrimonial du pays.

*

' Mercredi 17 février 10 h 45

Je détricote l’hiver au-dessus des nuages blancs parfois turbulents qui survolent l’Amérique. On atterrira à Panama vers 14 h 30. Polar, foulard et béret vont prendre le bord... l’écran de l’aéroport annonçait 26 degrés Celcius.

J’oscille entre dormir, écrire et rêver... Je fais un peu de tout et de rien alors qu’une petite joie pétille dans mon corps pourtant las et lourd de fatigue. Une petite joie, partie de moi – la Lise de mes 19 ans – remonte par petites ondes et ondées vers la surface du temps. L’étang n’est pas gelé. La mémoire est une feuilleté que l’âge camoufle sans en détruire les couches.

La Lise de mes dix-neuf ans! Celle qui rêvait du Pérou comme d’une mythologie à habiter... Ce moi d’alors, réservé et branché à l’hisoire captivante des grandes civilisations fussent-elles issues d’extraterrestres... vit toujours!

L’oxygène des Andes me rejoint par petites effluves impromptues. La passion creuse des sillons et l’émotion nous ensemence d’éternité.

En route vers la Bolivie et le Pérou, aujourd’hui, 17 février, c’est peut-être vers une réconciliation de maille ébréchée que je vais... Rêve blessé. À l’époque, j’avais dû, contre mon gré, rebrousser chemin alors que j’étais rendue au El Salvador. Quelle déception! Quarante-cinq ans plus tard, me revoilà!

*
Soubresauts de l’avion. Turbulences. « Attachez-vous tout l’monde! Le commandant pilote dans le vent sans pour autant le commander.
Le soleil, lui, se détache en coulisses lisses au bas du hublot, effleure le bras du fauteuil de Gaétan et me garde le cœur en beauté.

Je sursaute! L’hôtesse de l’air nous distribue jus, eau, café. Je ne l’avais pas vu arriver.

Par le hublot de l’avion, le blanc des nuages trace un nouvel horizon au ciel bleu. Gaétan, casque d’écoute sur les oreilles, profite de la classe Affaires pour s’imprégner de musique et du film Moi Earl et la fille qui va mourir.

Par ondes et ondées l’enthousiasme curieux qui me faisait dévorer les livres de Robert Charroux – même le nom de cet auteur qui mariait histoire et hypothèses, farfeluteries et vérité me revient spontanément!!! C'est dire...

La fatigue réclame son droit d’asile. Paupières lourdes et microdésertions dans le Nowhere . Je pique des clous... Et si petits soient-ils, je les entends me dire : « Dodo, Careau! « je ferme boutique... Un petit roupillon s’impose!

Où sommes-nous? Je vois parmi des éclaircis de nuages... Un peu de terre. Et de l'eau. Serait-ce le début du golf de Mexique? Eau turquoise. Je pense cœur. Je cherche à nouveau la terre. Soudain, un cœur-papillon!  Vite, le iPad pour une photo. Trop beau! Photos photos. Voyez plutôt! 

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16 février 2016

Alexie retrouve l'espace en route

Demain je sors mes ailes et, neige pas neige, c'est l'envol vers le Sud! Direction: La Paz ( rien de moins que la sainte Paix avec un grand P) en Bolivie. 

 

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22 février 2012

Chibouki et Alexie - Première maille de gmail

Cher Chibouki,

Je t’ai raconté mon retour en avions de Ho Chi Minh-Ville à Ottawa. Ces 41 heures tordues en décalages horaires entre altitudes, aéroports, attentes, observation, lecture et déplacements en fauteuils roulants. La dolce vita, quoi! Du genre « prendre son mal en patience et tirer le meilleur parti des circonstances ».

(à suivre)

 

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