Première inscription au blogue par Gaétan Joyal, mon complice de vie et compagnon de voyage. 

Cochabamba est une très grande ville de 2 millions d'habitants. Elle se parcourt en truffis, sorte de taxis collectifs, des minibus, en fait! Ils suivent un trajet déterrminé et passent à tous les 5 ou 10 minutes environ. On les hâle du trottoir et quand on veut descendre, on crie :  A la esquina, por favor! Il s'arrête alors au prochain coin de rues et on donne 2 bolivianos au chauffeur (0,40 $CA).

Le lieu qui m'a semblé le plus intéressant dans cette ville est la cancha, immense marché public d'environ 1 km carré. 

Aux abords du marché, plein de femmes, la plupart assises par terre avec leurs fruits et légumes entassés sur des nattes ou dans des paniers. Également, des étals de toutes sortes de produits, entre autres des beignets, des fritures, des montres, des  bijoux, des vêtements... certains faits par des artisans locaux, d'autres made in China.

Ensuite, on quitte la rue pour pénétrer au cœur de la cancha. On entre alors dans un vrai labyrinthe. On y trouve de tout aux meilleurs prix en ville. On s'y enfonce et on s'y perd. On passe du secteur des textiles à çelui des appareils photo et des cellulaires. Viennent ensuite les viandes suspendues au plafond, les vendeuses de céréales exposées en vrac dans des poches de jute, les épices, les fœtus de lama que les Boliviens enterrent sous leurs maisons pour protéger leurs familles.

La liste des produits est sans fin.

Une heure ou deux plus tard, le corps et l'esprit remplis de tous ces visages et de toutes ces odeurs, il ne reste plus qu'à sortir du labyrinthe. Et la seule façon de le faire pour un extranjero est de marcher tout droit sous les échoppes dans ces étroits couloirs bondés de gens. Des centaines de mètres plus loin, on débouche, à coup sûr, sur une rue. 

Un coup d'œil sur la carte de la ville suffit alors à nous sortir du chaos. Il ne reste qu'à signaler un truffi qui nous ramènera à la casa, là où toutes les images et impressions laissées en nous décanteront dans le calme.

L'expérience de la cancha est fantastique! Surtout pour quelqu'un qui, comme moi, prend un malin plaisir à se perdre pour mieux se retrouver.