Mercredi 17 février 22 h

Lima, jeux de lumières vus des airs. Attente agréable et patiente dans la salle des passagers en classe affaires. Buffet à volonté, wi-fi et premier postage sur le blog.. (Merci, Carolle)

À nouveau en ligne pour le dernier embarquement quand soudain : « Lise? »
Hein? Je me retourne... Holà! C’est Anne G. une jeune femme qui a déjà suivi de mes ateliers dans la Maison Fairview à Gatineau.. Elle travaille à La Paz! Une telle rencontre familière en un lieu aussi improbable... C’est la fiesta! On placotte, raconte brièvement;; elle me laisse ses coordonnées et hop! Tout le monde dans l’avion, chacun son siège et dernier passage de nuit entre lumières et noirceur.

Jeudi, 18 février, 1 :30, à l’heure locale comme nous l’apprendrons plus tard à nos dépens.

Descente lente, oreilles douloureuses, on atteint notre dernière destination de vol : La Paz. 4000mètres d’altitude et minuit 30 à ma montre... Que faire? Non, pas d’hotel pour nous au centre-ville; on préfère attendre le lever du jour à l’aéroport et prendre le premier autobus à destination de Cochabamba.

À l’image d’autres passagers, on se repose tant bien que mal sur des banquettes de métal et au soleil levant, on s’achète des matés de coca - tisane - pour aider à s’adapter à l’altitude. L’aéroport s’anime peu à peu, des gens font la file aux guichets, des femmes quechua aux costumes typiques échangent en toute complicité, des jeunes rechargent leurs cellulaires à une tourelle.

Un brin d’étirements aident nos corps à secouer leur léthargie de deux nuits sans sommeil et, sac au dos, on sort dans la rue. Marche lente et souffle court, chaque pas, chaque chant d’oiseau, chaque regard posé autour de nous nous connectent à la Bolivie.

Un taxi hélé par Gaétan nous conduit à petit prix au terminus central d’autobus. Traffic, montagnes tapissées serré de maisons de terre rouge, surpopulation des quartiers pauvres, commerces, murales et graffitis, panneaux Coca-Cola... On descend, remonte, redescend... On slalome dans le flux tassé et continu des camions, autos, autobus et piétons.

Terminus central d’autobus.
On achète nos billets pour Cochabamba (30 bolivianos – 6$CA). On explore et trouve les toilettes publiques, découvrant respectivement monsieur et madame Pipi qui nous remettent quelques carrés de papier de toilette en échange de 50 centavos (0,10$CA) nous permettant ainsi l’accès auxdites toilettes. Maniaques d’hygiène et de propreté, s’abstenir! Tout étant relatif, ouverture de cœur et d’esprit sont ici de mise!

Souffle court, léger mal de tête, estomac brouillé par l’altitude, je commande un café noir et un second mate de coca dans un micro-resto populaire et Gaétan, un café, un mate et un sandwich.

Vite, on se rend au quai d’embarquement. Trop tard! L’autobus est parti il y a une heure! Nnnnnon! Pas vrai! On découvre ainsi le décalage horaire entre Lima et La Paz. Retour au comptoir de vente où nous devons acheter de nouveaux billets... À nous de surveiller les horloges que l’on ait ou non les yeux dans les trous!

Patience. Mon estomac gris s’agite. Autobus à deux étages; on occupe le premier siège à l’avant du 2e. Vue imprenable sur le paysage. Je jeûne et somnole pour endormir mon estomac troublé... Arrivée à l’heure de pointe àCochabamba, soleil, brouhaha, taxi, hôtel familial, douche et repos.

Deux jours nous permettront de retrouver la forme. Immersion totale et intégrale dans la langue espagnole. Que n’ai-je encore les neurones de mes 15 ans!