Cochabamba, c'est une sorte de merveille rustique callée au creux et à flancs de montagnes. Casas petites et grandes, chics ou maganés, sobres ou un poco  sophistiquées, en voie d'être construites ou de s'écrouler... à toits d'ardoise ou de tuiles rouges sangre de toro.  Des murailles entourent la plupart des maisons, délimitent les terrains. (À suivre)

Suite

Beaucoup de choses me fascinent à Cochabamba!  Il y a ces fameux chiens présents partout de races et de tailles diverses. Le jour, on ne les entend pas; ils se promènent ici et là sans faire de bruit ni déranger personnes, souvent en quête de quelques miettes de nourriture; ils dorment ici et là, sans souci... sur les trottoirs, dans la rue, devant les portes des murailles protectrices, sur le seuil des tiendas (dépanneurs, boutiques). Si les chiens faisaient partie des statistiques, ils feraient grimper la population de Cochabamba de 2 millions à... Je-ne-sais-combien... mais elle grimperait!

Tiens? La clarté!

Le jour se lève. 6:10 jeudi matin 3 mars... avant-dernier jour de cours d'espagnol à la Escuela Carmen Vega. Apprentissage de base de la langue pour Gaétan et moi... Enseignement individualisé ou de groupe, méthode efficace, rotation des professeurs pour bénéficier des différentes personnalités et se faire l'oreille à  voix également différentes...

Théorie et conversation... L'accent est mis sur la communication! D'abord inscrit pour une semaine de cours, on a prolongé d'une semaine notre formation. C'est peu! Quatre semaines eut été mieux... quatre heures de classe par jour + les devoirs + la commucication exclusivement  en espagnol dans la famille qui nous héberge... Ça porte fruits!  

Du reste, à chacun son effort de guerre pour tonifier ses connaissances... Accord des verbes réguliers et irréguliers, prépositions et conjonctions appropriées, vocabulaire, accents bien placés, interrogations, négations, futur proche... Quand je m'enfarge, le langage corporel prend le relais. Et si le message ne passe pas, eh bien! voilà une bonne occasion de détachement. Je respire par le nez et laisse aller... Pour mon bien-être, je peux toujours compter sur ma phrase principale : donde son los banos por favor? (Désolée, pas de clavier espanol) Je l'ai apprise vite, celle-là!

Chaque jour de cours, on rit beaucoup! Nos conversations et exercices écrits sont souvent source de dérives brèves et comiques. C'est bon pour le système immunitaire! D'ailleurs, ma tourista semble bien terminée...

"Nuestros profesores" : Carmen et Jacques (les fondateurs de l'école), Noémie  (qui a vécu un certain temps au Canada), Dany (qui a vécu au Québec, y a plein d'amis, adore le cinéma québécois à en reproduire des extraits à merveille et ferait un excellent interprète) et Melissa (avec qui nous étudierons pour la première fois demain) sont TOUS Boliviens à l,exception de Jaques qui est franco-bolivien.

c'est une école formidable et à prix forts raisonnables ( avec ou sans pension) que nous recommandons sans hésiter:

www.escuelacarmenvega.com 

hop! Je mettrai les photos plus tard... Francesca nous appelle pour le "desayuno". Tout juste le temps de déjeuner, se préparer et partir pour l'école à quelques rues d'ici. À 8 h, on commence.

grosse jounée en perspective : école, banco, dîner, taxi-truffi pour le muséum, cancha (le mercato) au retour, souper, lavage... et préparation de notre sac à dos : demain, après notre dernier cours, Gaétan et moi, on part en taxi truffi pour le parc Torotoro pour la fin de semaine.

Hasta luego!

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mots clés pour la suite : trottoirs lisses ou désagrégés, monte descend, débordant de diversité et de créativité... État d'alerte et de santé... les yeux sollicités graffitis aussi abondants que les fruits dans les arbres, 

la escuela de Carmen et Jacques... du rêve à la réalité... Rire à en presque pleurer, les anticorps de l'apprentissage, tissage de la pratique qui se fout de la résistance... Diversité et ressemblance des personnalités...