Voyage en Bolivie et au Pérou
Du 17 février au 22 avril 2016

PRÉPARATIFS

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Achat des sacs de bandoulière pour Gaëtan et moi.
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Première vraie tempête de neige sur Gatineau : le 29 décembre 2015

Il neige. Les ailes d’avion ne se déploient que dans le salon! On part en voyage entre deux coups de pelle... Gaëtan fouille dans The Lonely Planet et me lit des extraits : Isla del Sol sur le lac Titicaca pour y dormir une nuit; prévoir un bref séjour au village de Coroico; président Evo Moralès et la feuille de coca comme bien patrimonial du pays.

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' Mercredi 17 février 10 h 45

Je détricote l’hiver au-dessus des nuages blancs parfois turbulents qui survolent l’Amérique. On atterrira à Panama vers 14 h 30. Polar, foulard et béret vont prendre le bord... l’écran de l’aéroport annonçait 26 degrés Celcius.

J’oscille entre dormir, écrire et rêver... Je fais un peu de tout et de rien alors qu’une petite joie pétille dans mon corps pourtant las et lourd de fatigue. Une petite joie, partie de moi – la Lise de mes 19 ans – remonte par petites ondes et ondées vers la surface du temps. L’étang n’est pas gelé. La mémoire est une feuilleté que l’âge camoufle sans en détruire les couches.

La Lise de mes dix-neuf ans! Celle qui rêvait du Pérou comme d’une mythologie à habiter... Ce moi d’alors, réservé et branché à l’hisoire captivante des grandes civilisations fussent-elles issues d’extraterrestres... vit toujours!

L’oxygène des Andes me rejoint par petites effluves impromptues. La passion creuse des sillons et l’émotion nous ensemence d’éternité.

En route vers la Bolivie et le Pérou, aujourd’hui, 17 février, c’est peut-être vers une réconciliation de maille ébréchée que je vais... Rêve blessé. À l’époque, j’avais dû, contre mon gré, rebrousser chemin alors que j’étais rendue au El Salvador. Quelle déception! Quarante-cinq ans plus tard, me revoilà!

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Soubresauts de l’avion. Turbulences. « Attachez-vous tout l’monde! Le commandant pilote dans le vent sans pour autant le commander.
Le soleil, lui, se détache en coulisses lisses au bas du hublot, effleure le bras du fauteuil de Gaétan et me garde le cœur en beauté.

Je sursaute! L’hôtesse de l’air nous distribue jus, eau, café. Je ne l’avais pas vu arriver.

Par le hublot de l’avion, le blanc des nuages trace un nouvel horizon au ciel bleu. Gaétan, casque d’écoute sur les oreilles, profite de la classe Affaires pour s’imprégner de musique et du film Moi Earl et la fille qui va mourir.

Par ondes et ondées l’enthousiasme curieux qui me faisait dévorer les livres de Robert Charroux – même le nom de cet auteur qui mariait histoire et hypothèses, farfeluteries et vérité me revient spontanément!!! C'est dire...

La fatigue réclame son droit d’asile. Paupières lourdes et microdésertions dans le Nowhere . Je pique des clous... Et si petits soient-ils, je les entends me dire : « Dodo, Careau! « je ferme boutique... Un petit roupillon s’impose!

Où sommes-nous? Je vois parmi des éclaircis de nuages... Un peu de terre. Et de l'eau. Serait-ce le début du golf de Mexique? Eau turquoise. Je pense cœur. Je cherche à nouveau la terre. Soudain, un cœur-papillon!  Vite, le iPad pour une photo. Trop beau! Photos photos. Voyez plutôt! 

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